Mercredi 18 juin 2008
Ceux qui me connaissent savent que je me suis converti, tardivement mais pleinement, à l'économie sociale et solidaire et que je travaille pour
une association d'aide aux handicapés. Cela correspond à mes idées, celles que je mets en avant lorsque je crée par exemple une communauté de blogs "Solidarités" au sein des blogs
d'over-blog.
Ce geste n'était pas de ma part une volonté de regrouper des militants politiques mais plutôt de discuter avec des gens qui pratiquent cette notion de solidarité dans la vie de tous les jours (professionnelle, notamment), pour essayer d'améliorer ma façon de faire. En effet, cela me semble stérile de prôner la solidarité dans notre vie de tous les jours et de travailler pour des entreprises qui ne la pratiquent pas. (Au passage, en remplaçant "entreprise" par "toute organisation" et "solidarité" par "démocratie" ma phrase est tout aussi valable).
Entre ceux qui défendent des grandes idées de solidarité, et ceux qui pratiquent la solidarité, j'ai décidé de travailler avec les seconds.
Il y a un an j'étais modérateur de forum politique et je me suis cassé le nez, mais je ne regrette pas cette expérience car elle m'a beaucoup appris. J'ai appris où étaient mes amis et où ils n'étaient pas ; j"ai appris que dans ce milieu on pouvait avoir les mêmes idées mais que lorsque des nuances et des critiques étaient introduites, on n'arrivait pas forcément à se faire entendre, et qu'on pouvait très bien se retrouver avec des tas de gens sur le dos (gens qui ne sont pas forcément d'accord entre eux, d'ailleurs). J'ai reproché aux gens leur inaction mais je n'étais pas très actif moi-même : je n'avais aucune réalisation ou même comportement personnel à mettre en avant.
Je me suis cassé le nez parce que j'ai cru en brassant des idées que cela ferait avancer les choses. C'est une idée reçue : en refaisant mai 68 ou en refaisant le monde sur le papier dans des conversations de bistrot, les gens croient ou veulent faire croire que les choses avanceront. Cela fait plus de 100 ans que le petit père Pottier fait chanter "c'est la lutte finale" : c'est un peu longuet comme fin. Je suis un concret, qu'on me propose des actions concrètes et efficaces, je suivrai ou je me mettrai en avant selon le cas. La dialectique ne m'intéresse pas, pas plus que le petit jeu qui consiste à s'insulter ou...à se faire insulter. Je m'y suis épuisé assez vite.
Entre temps, professionnellement je me suis trouvé un boulot dans une association où la voix des employés est respectée et où la solidarité avec les gens en difficulté est LA valeur pratiquée dans les gestes les plus courants de la vie professionnelle. Au point de vue associatif, j'ai été aidé par l'association CTP69 dans des moments très difficiles, et j'ai décidé de renvoyer l'ascenseur en allant renforcer leur équipe de soutien à des jeunes ou des seniors en difficulté professionnelle, en faisant de l'accompagnement (aide à la recherche d'emploi).
En résumé ma position actuelle me paraît plus tenable et plus sérieuse que celle que j'avais il y a un an.
A présent, cela m'intéresse de savoir comment vous lecteurs, vous, blogueurs, envisagez l'action, concrètement, pour faire avancer nos valeurs communes, et je ferai peu à peu le tour des blogs pour essayer de comprendre et de discuter autour de ce thème.
Au passage,parlons concrètement : s'il y a des chômeurs de longue durée parmi vous qui me lisez, n'hésitez pas à m'envoyer vos CV et lettres de motivation, je vous donnerai tous mes tuyaux, ceux qui marchent et qui m'ont remis dans le courant après 10 ans de contrats précaires ou de petits boulots.
Ce geste n'était pas de ma part une volonté de regrouper des militants politiques mais plutôt de discuter avec des gens qui pratiquent cette notion de solidarité dans la vie de tous les jours (professionnelle, notamment), pour essayer d'améliorer ma façon de faire. En effet, cela me semble stérile de prôner la solidarité dans notre vie de tous les jours et de travailler pour des entreprises qui ne la pratiquent pas. (Au passage, en remplaçant "entreprise" par "toute organisation" et "solidarité" par "démocratie" ma phrase est tout aussi valable).
Entre ceux qui défendent des grandes idées de solidarité, et ceux qui pratiquent la solidarité, j'ai décidé de travailler avec les seconds.
Il y a un an j'étais modérateur de forum politique et je me suis cassé le nez, mais je ne regrette pas cette expérience car elle m'a beaucoup appris. J'ai appris où étaient mes amis et où ils n'étaient pas ; j"ai appris que dans ce milieu on pouvait avoir les mêmes idées mais que lorsque des nuances et des critiques étaient introduites, on n'arrivait pas forcément à se faire entendre, et qu'on pouvait très bien se retrouver avec des tas de gens sur le dos (gens qui ne sont pas forcément d'accord entre eux, d'ailleurs). J'ai reproché aux gens leur inaction mais je n'étais pas très actif moi-même : je n'avais aucune réalisation ou même comportement personnel à mettre en avant.
Je me suis cassé le nez parce que j'ai cru en brassant des idées que cela ferait avancer les choses. C'est une idée reçue : en refaisant mai 68 ou en refaisant le monde sur le papier dans des conversations de bistrot, les gens croient ou veulent faire croire que les choses avanceront. Cela fait plus de 100 ans que le petit père Pottier fait chanter "c'est la lutte finale" : c'est un peu longuet comme fin. Je suis un concret, qu'on me propose des actions concrètes et efficaces, je suivrai ou je me mettrai en avant selon le cas. La dialectique ne m'intéresse pas, pas plus que le petit jeu qui consiste à s'insulter ou...à se faire insulter. Je m'y suis épuisé assez vite.
Entre temps, professionnellement je me suis trouvé un boulot dans une association où la voix des employés est respectée et où la solidarité avec les gens en difficulté est LA valeur pratiquée dans les gestes les plus courants de la vie professionnelle. Au point de vue associatif, j'ai été aidé par l'association CTP69 dans des moments très difficiles, et j'ai décidé de renvoyer l'ascenseur en allant renforcer leur équipe de soutien à des jeunes ou des seniors en difficulté professionnelle, en faisant de l'accompagnement (aide à la recherche d'emploi).
En résumé ma position actuelle me paraît plus tenable et plus sérieuse que celle que j'avais il y a un an.
A présent, cela m'intéresse de savoir comment vous lecteurs, vous, blogueurs, envisagez l'action, concrètement, pour faire avancer nos valeurs communes, et je ferai peu à peu le tour des blogs pour essayer de comprendre et de discuter autour de ce thème.
Au passage,parlons concrètement : s'il y a des chômeurs de longue durée parmi vous qui me lisez, n'hésitez pas à m'envoyer vos CV et lettres de motivation, je vous donnerai tous mes tuyaux, ceux qui marchent et qui m'ont remis dans le courant après 10 ans de contrats précaires ou de petits boulots.
publié dans :
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LES ALTERMONDIALISTES
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