Nous sommes à la veille d'une nouvelle grève du monde de l'éducation, où le malaise va croissant : classes surchargées, enseignants et élèves
en proie à la violence, mépris caractérisé de la part du gouvernement qui fait tout pour exciter la population contre les fonctionnaires.
Dans cette tempête, on cherche en vain de nouvelles idées du côté de Xavier Darcos, ministre de l'éducation. Ses principes : économies sur le dos du corps enseignant, simplification à outrance
des programmes en primaire, on les connaît : apparemment, les nouveaux gamins vont apprendre le goût du travail en faisant moins d'heures, et donc en apprenant moins de choses, et par
conséquent en travaillant moins.
On me dira : "Racaille, il faut toujours que tu exagères". En effet, j'ai parlé de "ses idées" en citant Xavier Darcos, l'homme qui a une agrégation mais pas les connaissances pour avoir le
certificat d'études, le conseiller municipal de Périgueux. Ce ne sont pas "ses idées" qui sont mises en application : ce sont celles de Nicolas Sarkozy.
Or, fort justement, Bayrou (qui a été traité de "conseiller municipal de Pau" par Sarko l'imprudent, comme si c'était une injure) relevait ce matin sur France Inter qu'un président de la
République n'a pas à se mêler des programmes scolaires, même s'il donne les impulsions et les idées directrices.
Le nôtre, de président, ou ce qui en tient lieu, a une forte tendance à vouloir décider des dits programmes en fonction de ses émotions : cf le coup de Môquet, il veut à présent qu'on parle
de l'esclavage en primaire.... Quelle ignorance, vraiment : entre Darko et Sarcos, in n'y en a pas un pour racheter l'autre. On parle déjà de
l'esclavage en primaire : si ces messieurs avaient écouté pendent la classe au lieu de faire de la gravure sur leurs bureaux ou de regarder les mouches voler, ils le sauraient. L'enseignement
n'est pas le fait du prince.
Décidément les pauvres enseignants ne sont pas aidés. Il y a quelque temps, notre amie Alice (voir son blog dans la liste des liens) signalait des difficultés avec la mutuelle de santé des
enseignants, la MGEN. Je me bornerai à dire que lorsqu'on signale au bureau d'Avignon que son mari, ancien prof, est décédé, la personne donne la liste des papiers à envoyer pour indiquer le
décès à la mutuelle, mais de condoléances, point. Ces gens-là sont censés appartenir à un organisme de solidarité entre les profs, ils n'ont même pas un échantillon sur eux. Branchement, autant
avoir affaire à un répondeur, dans ces conditions.
C'est également à un répondeur que les organisations syndicales des élèves ont eu affaire en allant voir Darcos : il leur a répété toujours le même refrain, qui consiste à faire des enseignants
uee variable d'ajustement, alors que de VRAIES réformes des programmes et de l'organisation du temps sont nécessaires. Au ministère de l'éducation "il n'y a pas d'abonné au numéro que vous avez
demandé".
© Racaille-du-69 (Hesbée)
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