Ce n'est pas le tout, mais les circonstances ont été telles pour moi cette semaine que j'ai manqué un anniversaire, celui de l'arrivée du Minimoy au pouvoir.
Le 6 mai 2007, on a entendu le choeur des pleureuses, dont celui, bien hypocrite, de ceux qui comptaient faire leur beurre avec l'arrivée de Sarko sur le
trône - en s'opposant à lui, naturellement.
Au bout d'un an, que voyons nous ? Le bazar un peu partout, la désorganisation politique. Les Français ne savent pas à qui se fier. Il n'y a pas d'opposition réelle.
Les syndicats ne jouent plus leur rôle lorsque c'est nécessaire, veulent faire des manifs pour l'histoire des 41 ans pour la retraite, qui me paraissent inéluctables, mais ne mouftent pas lorsque
les prix montent, en particulier celui du pétrole où le gouvernement pourrait agir en baissant les taxes. Dans cette panique les sondages pour le chef de l'état dégringolent, c'est normal car
c'est lui qui a mis la panique. Mais cela ne profite à personne.
En effet l'on ne voit pas se dessiner l'ombre d'une alternative crédible, pas plus que ne pointe son nez une personnalité charismatique qui pourrait l'emporter. Mme
Royal se fait dépasser par Delanoë qui va probablement prendre la tête du PS, on verra bien s'il arrive à mettre l'opposition en ordre de marche. En attendant Ségolène, la Jeanne d'Arc du PS en
2007, pourrait bien passer au bûcher de quelque personnalité un peu plus habile qu'elle.
Quant au facteur de Neuilly, c'est définitivement lamentable d'essayer de nous faire croire que ce gars-là pourrait jouer un rôle à la tête de l'état en l'état
actuel des choses. Il représente 3,5% des Français, ou plutôt il ne les représente nulle part : il ne détient aucun poste électif. Pour commencer, qu'il se démène pour amener les Français à
sortir le bout de leur nez et à exiger de véritables changements. Ou alors qu'il présente une alternative crédible. Ce qui se profile derrière ce gars-là, certaines idées, certains soutiens
extrémistes me font craindre le pire. Les esprits s'échauffent, c'est clair, et compte tenu de l'affaiblissement du pouvoir, ce n'est pas bon pour la démocratie.
En tout cas je persiste et signe : je n'irai pas manifester main dans la patte avec des syndicalistes qui sont, pour partie, responsables de la situation et qui ne
sont pas fichus de s'unir face aux difficultés pour un mot d'ordre et une date de manif communs.
En attendant, comme titre Marianne, "Putain (encore) 4 ans ! "
© Racaille-du-69 (Hesbée)
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