Lundi 31 décembre 2007
Je viens de voir la déclaration de politique générale que vient de faire notre bien-aimé président. Oserai-je dire qu'il ne m'a pas convaincu du tout ?

Sur la forme, notre dangereux révolutionnaire s'est présenté après une Marseillaise convenue, sous le drapeau français, en costume-cravate. Innovateur, non ? Et tellement différent de ce qu'ont fait De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand puis Chirac. Ensuite, j'ai remarqué que Carla, toujours mutine, lui avait fait une bonne blague en déposant quelques gouttes de super-glu dans la paume d'une de ses mains une minute avant 20 heures : ses mains sont d'ailleurs restées collées l'une à l'autre pendant toute la durée du prêche. Il a lutté spasmodiquement, mais en vain, pour les dissocier.

En bref, un gars crispé, qui semblé miné par le trac, pressé d'en finir, avec un débit de plus en plus rapide de minute en minute.

Le début du baratin discours a marqué l'intérêt que Sarko porte aux pépés, aux mémés, aux militaires, aux femmes enceintes, aux solitaires, aux éprouvés, à ceux qui sont en famille, à ceux qui ne le sont pas. Bref il n'a oublié personne.

Ensuite il est passé aux choses sérieuses. Sur le fond, je résume le message : il y a le feu, une société à construire, tâche immense car le pays a pris du retard (y compris pendant les années où le Minimoy a été ministre, mais cela il omet de le préciser).

On a eu droit au couplet sur le pouvoir d'achat, particulièrement malhonnête alors que le gaz va augmenter de 4%, ce pour favoriser la fusion de GDF avec Suez, et alors que des voix discordantes s'élèvent pour contester la nécessité de cette mesure.

Sarko se dit déterminé à faire ce qu'il a dit "parce que c'est l'intérêt de la France". Ce monsieur, on l'a vu, donne une image de gars peu sûr de lui, et cherche à convaincre qu'il est dépositaire de l'intérêt collectif. Mais qui cherche t'il à convaincre ? Tant pis au passage à ceux qui s'opposeraient à lui, ils ne représentent pas l'intérêt collectif.

Il prétend avoir engagé des changements profonds. C'est vrai, on le voit tous les jours : c'est Bolloré qui paye les vacances du président, à présent. Encore que je doute fort que la CGT ait contribué aux vacances du président précédent.

Il dit ne pas croire à la brutalité comme méthode de gouvernement. Transmis aux sans-papiers qui sont expulsés parfois au mépris de leurs droits et souvent vers des pays où ils risquent leur peauIl nous a pondu une ode à la transparence, refus de l'hypocrisie, lalali, lalalèère... On va enfin savoir ce que Bolloré obtiendra en échange des munificences qu'il a consenties au président, alors ?

2008, ce sera une nouvelle étape, la fin des mesures urgentes, une "politique de civilisation" qu'il a dit, on va faire ci, on va faire là...Balzac 00 01, publicité Jean Mineur, du vent, quoi, avec des caisses vides et une économie en berne.


Bonne année la France, ici l'Elysée, à vous les studios !


© Racaille-du-69 (hesbee)
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